Ann Wurman wordt nieuwe CEO van Fevia
17.11.2025 Actualité

5 questions à Ann Wurman, nouvelle CEO de Fevia

Entre vision et saveur, de la stratégie à l’assiette : depuis novembre, Ann Wurman a pris la tête de Fevia. Forte de son expérience dans la chimie et les « life sciences », elle entend préparer le secteur à relever les défis de demain – avec la compétitivité, l’innovation et la durabilité comme fils conducteurs. Comment perçoit-elle l’avenir de notre industrie alimentaire ? Cinq questions, cinq éclairages.

Bienvenue, Ann ! Après la chimie, pourquoi avoir choisi l’alimentation ?

L’industrie alimentaire est un secteur qui a un impact quotidien sur la vie des gens. Cette dimension sociétale m’a immédiatement séduite. Après plusieurs années dans la chimie et les « life sciences », j’ai eu envie de mettre mon expérience au service d’un secteur à la fois économiquement fort et proche du consommateur. Fevia représente pour moi un véritable levier de collaboration avec les entreprises, pour bâtir ensemble un modèle fondé sur le développement durable et l’innovation.

Selon vous, quel est aujourd’hui à la fois le plus grand défi et le plus grand atout de l’industrie alimentaire ?

Notre plus grand défi ? La compétitivité et le besoin d'une politique industrielle répondant à la fois à la hausse des coûts, à la multitude de taxes et à la complexité des réglementations en matière de durabilité.

Mais notre atout est tout aussi fort : la diversité et la qualité des aliments et des boissons belges, soutenues par des entreprises mondialement reconnues pour leur savoir-faire et leur innovation. 

C’est d’ailleurs cette combinaison qui prouve que durabilité et compétitivité ne s’opposent pas, mais avancent ensemble comme les deux moteurs d’un secteur solide et tourné vers l’avenir.

Quelles seront les priorités pour renforcer la compétitivité, l’innovation et la durabilité dans les prochaines années ?

Avec notre équipe et nos membres, je veux concentrer nos efforts sur trois piliers essentiels. D’abord, la compétitivité : il faut un cadre politique qui réduise les coûts, simplifie les démarches administratives et offre une sécurité juridique accrue, notamment en matière d’autorisations et de permis. 

Ensuite, l’innovation, que nous continuerons à stimuler en nous appuyant sur des pôles d’excellence tels que Flanders’ FOOD et Wagralim, véritables catalyseurs de collaboration et de partage de connaissances .

Enfin, la durabilité, avec la mise en œuvre de notre deuxième Roadmap de développement durable (2026-2030) et des actions concrètes visant à gagner la confiance des consommateurs, à favoriser la transition écologique, à stimuler les carrières d'avenir et à créer ensemble de la valeur.

Comment fédérer les intérêts de 750 entreprises autour d’une même voix ?

Tout commence par l’écoute. Chaque entreprise, grande ou petite, a sa propre réalité, mais aussi des préoccupations communes. C’est en dialoguant et en avançant ensemble que nous pouvons définir des positions partagées et parler d’une seule voix face aux autorités publiques et aux partenaires. La transparence et la concertation sont les éléments clés de notre approche.

Et pour cette première année à la tête de Fevia, quels sont vos objectifs, tant pour Fevia que pour vous-même ?

Pour Fevia, je veux commencer fort avec le lancement de notre nouvelle Roadmap de durabilité en décembre, tout en établissant un plan d’action clair autour de la compétitivité et de l’innovation.

Sur le plan personnel, mon ambition est de tisser un climat de confiance avec nos membres et partenaires. C’est en unissant nos forces, dans un esprit d’ouverture et de collaboration, que nous préparerons l’industrie alimentaire aux défis de demain.