14.01.2026 Food.be Snack

Soubry relie les talents au-delà de la frontière linguistique

Avec plus de 6.000 postes vacants, la croissance du secteur alimentaire belge reste forte. Cela nécessite non seulement des emplois attractifs, mais aussi une vision plus large pour identifier les talents. Le nouvel accord de collaboration entre les agences de recrutement VDAB et le Forem répond à cette réalité, comme le démontre déjà aujourd’hui le producteur de pâtes Soubry, à Roulers.

La pénurie de main-d’œuvre appelle à la collaboration

En Flandre, les postes restent vacants, tandis qu’en Wallonie, de nombreuses personnes sont encore à la recherche d’un emploi. Pour le secteur alimentaire, la solution est à portée de main, ici même en Belgique. La ministre flamande de l’Emploi, Zuhal Demir, l’a exprimé clairement : “En Flandre, nous avons besoin de travailleurs : pour chaque poste, il n’y a que trois candidats.” En rapprochant davantage les marchés du travail flamand et wallon, nous créons des opportunités pour les demandeurs d’emploi et renforçons nos entreprises.  

Door de Vlaamse en Waalse arbeidsmarkten beter met elkaar te verbinden, creëren we kansen voor werkzoekenden én versterken we onze bedrijven.

Soubry démontre que les frontières ne constituent pas un frein

Que la nouvelle collaboration entre le VDAB et le Forem ait été présentée chez Soubry à Roulers n’a rien d’un hasard. Parmi les 420 employés, de nombreux travailleurs font déjà chaque jour la navette depuis la France vers la Flandre occidentale, complétés par une dizaine de collègues wallons. Pour Soubry, l’arrivée de travailleurs français est même cruciale pour les entreprises situées dans les zones frontalières. Le producteur de pâtes se montre aussi très positif à l’égard de cette collaboration : “Nous soutenons toute initiative permettant d’attirer davantage de collègues wallons,” explique Michel Soubry, Directeur général.

Mieux faire correspondre offres d’emploi et talents

En échangeant systématiquement les postes vacants et en accompagnant mieux les demandeurs d’emploi, il devient plus facile de franchir la frontière linguistique de manière réaliste. Il ne s’agit pas de contraindre les personnes à se déplacer sur de longues distances, mais de créer des opportunités là où la mobilité est possible : “Traverser la frontière linguistique pour travailler doit être possible. La connaissance de la langue ne doit pas constituer un obstacle”, précise le ministre wallon de l’Emploi, Pierre-Yves Jeholet. Ainsi, Soubry est une entreprise bilingue, où la maîtrise du néerlandais n’est pas exigée.

Pastaproducent Soubry

Pour les entreprises alimentaires, cela signifie trouver plus rapidement des profils adaptés, et pour les demandeurs d’emploi, accéder à des emplois stables dans un secteur tourné vers l’avenir. L’exemple de Soubry montre que la distance et la langue ne doivent pas être des barrières lorsque la motivation, l’accompagnement et l’engagement mutuel sont au cœur du processus.

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