Update Brexit : un Brexit « cliff-edge » coûtera 321 millions d'euros aux entreprises alimentaires

11.06.2020

Si un accord commercial avec le Royaume-Uni n'est pas conclu avant la fin de l'année, l’exportation vers le Royaume-Uni sera en moyenne 15 % plus chère pour les entreprises alimentaires. Qu'est-ce que cela signifie pour vos produits ?

Le 12 juin, le gouvernement britannique a confirmé qu'il ne demanderait pas de prolongation de la période de transition actuelle. Cela donne à l'UE et au Royaume-Uni six mois pour conclure des accords commerciaux. L'UE veut un traité global, le Royaume-Uni veut une série de traités séparés, dont un sur le commerce. L'UE propose au Royaume-Uni des échanges commerciaux sans tarifs, quotas ou autres barrières commerciales, mais demande en contrepartie des standards de produits identiques, une harmonisation réglementaire, des règles identiques en matière d'aides d'État, de concurrence, d'environnement, de TVA pour garantir des conditions de concurrence équitables et un accès continu aux eaux britanniques pour la pêche. Jusqu'à présent, peu de progrès ont été accomplis au cours des quatre cycles de négociations. Deux cycles de négociation sont prévus en juillet et août, ce qui indique une volonté de continuer à rechercher un accord. Cela a également été confirmé lors de l'entretien entre le Premier ministre britannique Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen le 15 juin. Du côté britannique, cependant, il y a eu une nette réorientation de l'attention sur la mise en œuvre de l'accord de séparation, y compris le protocole sur l'Irlande du Nord, et sur le renforcement de la préparation, entre autres sur les contrôles aux frontières après le 31 décembre.

Sans accord, nous commercerons avec le Royaume-Uni sous le régime de l'OMC à partir du 1er janvier 2021. Au cours des dernières semaines, nous vous avons fait part du Global Tariff Schedule Britannique que le Royaume-Uni a soumis à l'OMC (voir ici et ici). Dans ce scenario, à partir de l'année prochaine, il y aura des tarifs sur 85 % des aliments et boissons que nous exportons vers le Royaume-Uni, toutes catégories de produits confondues. Les tarifs sont en moyenne de 18 %. Fevia a calculé que ces tarifs coûteront 321 millions d'euros à nos entreprises, soit 15 % de la valeur de ce que nous exportons au Royaume-Uni (2,1 milliards d'euros en 2019). 

Le tableau ci-dessous indique les tarifs qui pourraient s'appliquer à vos produits.