Win-win sur le marché du travail : comment le secteur alimentaire découvre de nouveaux talents
Alors qu’en mars et avril une nouvelle vague de demandeurs d’emploi entre sur le marché du travail, le secteur alimentaire part activement à la recherche de talents. Avec 6.495 offres d’emploi vacantes, le besoin est important, mais le potentiel l’est au moins tout autant. Et si le bon candidat était déjà disponible aujourd’hui, mais qu’il n’était pas encore repéré ni contacté ? En allant à la découverte de talents, on crée un véritable win-win : les demandeurs d’emploi obtiennent des opportunités, et les entreprises trouvent les personnes dont elles ont besoin.
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Ce qu’on ne connaît pas inspire peu
Imaginez : un candidat avec le bon profil, la bonne motivation et les bonnes compétences… mais sans connaissance de votre entreprise, voire même du secteur alimentaire. C’est une situation plus fréquente qu’on ne le pense. Le secteur passe encore trop souvent inaperçu, et pour attirer des talents, il faut d’abord se rendre visible. C’est pourquoi le secteur alimentaire mise fortement sur la notoriété et la découverte. Pas par des actions isolées, mais au moyen d’une approche réfléchie qui accompagne progressivement les demandeurs d’emploi vers un emploi dans le secteur le plus savoureux.
Un premier contact avec le secteur
Le secteur alimentaire collabore étroitement avec des partenaires tels que le VDAB et Le Forem afin d’accompagner les demandeurs d’emploi de manière ciblée. Lors de séances d’information, de journées de l’emploi et de salons sectoriels, ils découvrent le secteur ainsi que les nombreuses opportunités professionnelles. Parallèlement, les entreprises bénéficient d’un accompagnement pour rendre leurs offres d’emploi visibles et rencontrer des candidats adaptés.
Par ailleurs, des efforts sont déployés pour mieux faire correspondre l’offre et la demande grâce à des visites d’entreprises. Les conseillers du VDAB et du Forem découvrent de près le terrain des entreprises du secteur alimentaire et acquièrent une meilleure compréhension des métiers, des compétences requises et de l’environnement de travail. Cela fait une grande différence : les offres d’emploi sont évaluées de manière plus réaliste et les demandeurs d’emploi sont mieux orientés, ce qui améliore considérablement la qualité du matching.
Focus sur nos atouts
Le secteur alimentaire ne fait pas seulement face à une pénurie de candidats, mais aussi à un manque de notoriété et de visibilité auprès du grand public. Il est donc grand temps de mettre nos atouts en avant ! Nous sommes un secteur polyvalent, innovant et tourné vers l’avenir, et nous pouvons tout à fait le faire davantage savoir.
Investir fortement dans le storytelling et l’employer branding porte ses fruits. En donnant la parole aux collaborateurs et en montrant la réalité du terrain, le secteur gagne en visibilité et en attractivité, tout en déconstruisant les préjugés. Parallèlement, les partenaires sociaux collaborent avec Alimento à une campagne d’image afin de mieux faire connaître le secteur comme un employeur stable, innovant et durable. Plus d’informations à ce sujet à l’automne. Grâce à cette approche ciblée, nous voulons encourager des personnes qui ne pensent pas spontanément à ce secteur à s’y intéresser et à franchir le pas.
Le bon talent existe souvent déjà, mais ne trouve pas de lui-même le chemin vers le secteur. En gagnant en visibilité, en collaborant avec des partenaires et en montrant la réalité du terrain, le secteur alimentaire renforce son attractivité. Ainsi, ce qui est méconnu gagne en attractivité et l’arrivée de nouveaux collaborateurs s’accroît.
Lever les obstacles
Imaginez : un candidat connaît le secteur, est intéressé et motivé… mais abandonne à cause d’un obstacle pratique. La distance au lieu de travail ou la barrière linguistique peut être déterminante pour de nombreux demandeurs d’emploi. Dommage, car c’est justement là que se trouve souvent un potentiel inexploité. En levant activement ces obstacles, le secteur parvient à toucher un public beaucoup plus large.
Mobiliser les talents au-delà des frontières
Un premier obstacle important est la distance. Lorsque les candidats locaux ne suffisent pas, le secteur alimentaire élargit de plus en plus sa recherche au-delà des frontières régionales. Des entreprises comme Soubry, Westvlees et Lutosa misent activement sur l’attraction de talents provenant d’autres régions du pays. En renforçant les liens entre les marchés de l’emploi flamand et wallon, on crée un vivier de candidats plus large et davantage d’opportunités pour les demandeurs d’emploi.
Cette mobilité interrégionale ne se fait pas d’elle-même. Grâce à la collaboration entre le VDAB et Le Forem, les demandeurs d’emploi sont activement informés des offres d’emploi en dehors de leur région. Les candidats bénéficient d’un accompagnement dans leur transition, par exemple via un encadrement ciblé ou en adaptant les formations aux exigences du nouvel emploi. De cette manière, la distance devient moins un frein, le potentiel de main-d’œuvre est mieux valorisé et les offres d’emploi peuvent être pourvues plus rapidement.
Des lieux de travail inclusifs
Outre la distance, la langue constitue également un obstacle important. Le secteur alimentaire est aujourd’hui particulièrement diversifié et compte des collaborateurs aux parcours variés. Pour tirer pleinement parti de cette diversité, le secteur mise fortement sur des environnements de travail inclusifs. Alimento soutient les entreprises au moyen d’outils concrets, de formations et de conseils. Ils organisent ainsi des formations telles que « Néerlandais sur le lieu de travail » et « Français sur le lieu de travail », permettant aux travailleurs d’apprendre la langue dans un contexte directement lié à leur fonction. Par ailleurs, des formations sont proposées sur la collaboration et l’attitude, ainsi qu’un coaching des dirigeants afin de mieux encadrer des équipes diversifiées.
De nombreuses entreprises complètent ces dispositifs par des programmes de mentorat, où les nouveaux collaborateurs sont encadrés par des collègues expérimentés. Cette approche personnalisée les aide à s’intégrer plus rapidement et améliore la réussite des recrutements.
L’efficacité de cette approche se vérifie sur le terrain. Chez Westvlees, des collaborateurs de dizaines de nationalités différentes travaillent aujourd’hui ensemble. En misant délibérément sur l’accompagnement, le soutien linguistique et l’inclusion, l’entreprise parvient à constituer une main-d’œuvre stable et motivée.
En ne considérant plus la distance et la langue comme des obstacles, mais comme des leviers sur lesquels agir activement, le secteur ouvre la porte à un plus large éventail de talents. Ainsi, le win-win devient à nouveau évident : les demandeurs d’emploi obtiennent davantage d’opportunités, et les entreprises trouvent les personnes dont elles ont besoin.
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(Re)connaître le potentiel
Tous les candidats ne correspondent pas aujourd’hui au profil idéal. Mais si c’est justement là que se trouve la plus grande opportunité ? Le secteur alimentaire fait depuis longtemps face à une pénurie de talents, tandis qu’une population croissante de demandeurs d’emploi aux parcours et expériences variés se présente sur le marché du travail. Ces deux évolutions peuvent se renforcer mutuellement, à condition d’adopter un regard différent sur le talent.
Formations sur le lieu de travail
Et si vous possédiez déjà votre talent, mais deviez encore le développer ? Les nouveaux collaborateurs ou ceux en reconversion ont la possibilité d’apprendre le métier sur le terrain, avec l’accompagnement de leurs collègues et de leurs responsables. Ainsi, la sélection ne se fait pas uniquement sur les compétences déjà acquises, mais sur le potentiel de développement de chacun. Concrètement, cela signifie que des candidats sans expérience peuvent intégrer le secteur et évoluer vers des fonctions d’opérateur, de technicien, voire de cadre. Grâce à la formation professionnelle individuelle, il est aujourd’hui également possible de permettre à des demandeurs d’emploi de se développer dans le cadre d’un contrat d’apprentissage avant leur embauche.
Un bel exemple de cette approche est Kim’s Chocolates. Au fil des dernières années, l’entreprise s’est transformée en une véritable organisation apprenante, portée par la digitalisation. La modernisation des processus de production a généré de nouveaux besoins en compétences, mais plutôt que de les recruter à l’extérieur, l’entreprise a privilégié le développement des talents en interne. Les nouveaux collaborateurs bénéficient d’un accompagnement intensif, tandis que les employés existants continuent de se former grâce à des outils numériques et des formations internes. Cela favorise non seulement une intégration fluide, mais aussi un engagement accru et de réelles perspectives d’évolution.
Voir au-delà du CV
Outre la formation, l’orientation et le screening jouent également un rôle crucial. De nombreux demandeurs d’emploi connaissent mal le secteur ou n’ont qu’une vision partielle des métiers qu’il propose. C’est pourquoi l’on ne se limite pas aux diplômes ou à l’expérience.
Grâce à des évaluations de compétences, des entretiens et des tests pratiques, on identifie les points forts de chacun ainsi que les fonctions vers lesquelles une personne peut évoluer. Dans ce cadre, la motivation, la capacité d’apprentissage et les compétences pratiques occupent une place centrale. Cette démarche s’inscrit dans une évolution plus large du secteur, où la motivation et la capacité d’apprentissage priment souvent sur une adéquation parfaite du CV.
Alimento accompagne les entreprises dans cette démarche en proposant des outils et un accompagnement en matière de développement des compétences et de politique de gestion des carrières. Ainsi, les entreprises peuvent recruter de manière plus ciblée et permettre aux collaborateurs d’évoluer durablement.
Face à des milliers de postes vacants, il devient de plus en plus évident que la recherche du « candidat parfait » selon les critères classiques ne suffit plus. Les entreprises qui font la différence aujourd’hui misent résolument sur le potentiel. Hire for attitude, train for skills. Besoin de plus de soutien ? N’hésitez pas à découvrir TechnoCampus !
Un secteur qui crée des opportunités
En portant un regard différent sur l’attraction des talents, les obstacles et le développement, le secteur alimentaire construit pas à pas une solution durable à ses postes vacants. En misant sur la notoriété, la collaboration, l’inclusion, la formation et le recrutement, le secteur réussit à intégrer durablement de plus en plus de personnes sur le marché du travail.
Des opérateurs de production aux techniciens en passant par les profils logistiques : les opportunités sont particulièrement variées. Une chose est claire : pour celles et ceux qui ont l’envie de travailler et d’apprendre, un avenir dans le secteur le plus savoureux s’ouvre aujourd’hui plus que jamais.
Alimento, au service de vos talents
Un moteur important de cette approche est Alimento, le fonds de carrière du secteur. Il soutient les travailleurs et les entreprises depuis l’entrée dans le secteur tout au long de la carrière, grâce à une offre étendue de budgets de formation, d’accompagnement et de soutien, notamment pour la garde d’enfants. En collaborant de manière ciblée avec des partenaires spécialisés, Alimento aide les entreprises non seulement à attirer des talents, mais aussi à les développer et à les fidéliser durablement.