Position de Fevia sur l’étiquetage d’origine obligatoire des aliments

29.05.2018

L’étiquetage d’origine d’un produit alimentaire est obligatoire dans les cas où son omission pourrait induire le consommateur en erreur sur l’origine réelle d’un aliment.

Pour Fevia, le respect de cette règle européenne est suffisant pour garantir une information transparente envers le consommateur. Pour des raisons commerciales, par exemple pour répondre à des demandes du marché, une entreprise peut toutefois choisir de mentionner volontairement l’origine de ses produits sur l’étiquette. Des règles européennes spécifiques s’appliquent également dans ce cas.

Malheureusement, il y a une tendance selon laquelle certains pays de l’Union européenne, comme la France, l’Italie, l’Espagne et la Roumanie, introduisent un étiquetage d’origine obligatoire pour les aliments fabriqués et commercialisés sur leur territoire. Pour Fevia, cette tendance est clairement une forme de protectionnisme caché et porte clairement préjudice aux petits pays ayant une économie ouverte, comme la Belgique.

Fevia s’inquiète de cette tendance accrue de protectionnisme en Europe. Les entreprises belges subissent une forte pression commerciale et sont contraintes d’acheter leurs matières premières dans le pays où elles commercialisent leurs produits. La vente de matières premières telles que le lait et la viande dans des pays où s’applique l’étiquetage d’origine obligatoire est particulièrement problématique.

Le test français qui rend l’étiquetage d’origine obligatoire pour la viande et les produits laitiers comme ingrédients illustre parfaitement la situation. L’étiquetage d’un fromage ou d’un saucisson fabriqué et vendu en France et contenant du lait ou de la viande belge doit reprendre explicitement l’origine belge pour ces ingrédients. Cela a comme fâcheuse conséquence que les matières premières alimentaires belges sont écartées et les distributeurs français demandent aux fournisseurs belges d’utiliser la viande et le lait français comme matière première. En raison de cette demande accrue, ces matières premières coûtent en effet plus cher.

Malgré que cette initiative française ne corresponde pas à la législation européenne sur l’étiquetage (à savoir de démontrer que la qualité des produits alimentaires est liée à leur origine), la Commission européenne ne s’y est pas opposée.

Fevia trouve cette situation incompréhensible et inacceptable !

Fevia appelle les autorités belges à poursuivre leurs efforts et démarches pour stopper la prolifération du protectionnisme en Europe afin de préserver la compétitivité des entreprises alimentaires belges et de préserver les principes du marché unique européen.