Position de Fevia sur l'étiquetage nutritionnel

Maud Sermeus
04.02.2019

Les consommateurs souhaitent avoir toujours plus d’informations sur les denrées alimentaires qu’ils achètent. C’est certainement le cas pour la composition et les informations nutritionnelles. Aussi bien pour les consommateurs que pour l’industrie alimentaire, la transparence est essentielle pour tendre vers une alimentation variée et équilibrée. Depuis plusieurs années, Fevia et ses membres prennent des initiatives à cette fin et souhaitent, via l’information reprise sur les emballages, aider les consommateurs à pouvoir choisir leurs aliments en étant bien informés.

Mentions légales obligatoires sur l’étiquette

Déjà en 2006, Fevia a demandé que les valeurs nutritionnelles soient obligatoirement reprises sur les emballages. Avec cette position, le secteur était non seulement pionnier, mais, dans la pratique aussi, les membres de Fevia ont pris les devants. Bien avant l’obligation[1] légale, déjà plus de 80% des entreprises fournissaient volontairement des informations nutritionnelles sur leurs emballages[2]. Environ 60% des entreprises fournissaient également des informations nutritionnelles par portion, via le système GDA[3] (Guideline Daily Amount).

Entre-temps, l’obligation légale pour laquelle Fevia a plaidé est devenue réalité. En effet, le règlement européen "Food Information to Consumers" FIC s’applique depuis 2016. Fevia promeut cette harmonisation européenne. Ainsi, ces dernières années, Fevia a aidé les entreprises à modifier leurs étiquettes en conséquence. Cette législation est obligatoire pour toutes les denrées alimentaires et permet au consommateur de pouvoir faire un choix en étant bien informé. Ainsi, il retrouve non seulement la liste des ingrédients et des allergènes à l’arrière (Back-of-Pack) des emballages, mais désormais aussi les informations nutritionnelles par 100 grammes ou 100 millilitres.

Par ailleurs, Fevia a développé du matériel pédagogique aussi bien pour les professionnels de la santé que pour les consommateurs.

Découvrez dans cette vidéo de Fevia et du SPF Santé publique comment comprendre une étiquette alimentaire

Formes existantes et volontaires pour présenter les informations nutritionnelles

Outre les informations nutritionnelles légalement obligatoires, il existe aussi d’autres façons de présenter l’étiquetage nutritionnel, et ce sur la face avant (Front-of-Pack) de l’emballage, via les « apports de référence » ("Reference Intakes" ou RI, anciennement dénommé GDA). Les entreprises peuvent les indiquer volontairement, mais doivent respecter certaines règles légales.

Source : https://www.referenceintakes.eu/fr/reference-templates.html

Le règlement « Food Information to Consumers » prévoit un cadre légal harmonisé pour que les entreprises sachent comment appliquer  le système volontaire des « apports de référence ». De nombreuses entreprises appliquent aujourd’hui déjà ce système sur la face avant (Front-of-Pack) des emballages.

Outre les mentions légales obligatoires (informations par 100g ou 100ml) reprises sur la face arrière de l’emballage et l’information nutritionnelle (volontaire) par portion, le consommateur retrouve aussi les pourcentages des apports de référence.

Un seul système européen harmonisé

À côté de l’information nutritionnelle harmonisée légalement (FIC), d’autres systèmes volontaires (Front-of-Pack) arrivent sur le marché, souvent avec des couleurs. En Belgique, quelques entreprises ont par exemple choisi le "modèle des feux de signalisation", tel qu’il existe depuis plusieurs années en Grande-Bretagne et en Irlande (infos par 100g ou 100ml), ou encore le Nutri-Score. Contrairement aux Reference Intakes (« apports de référence »), l’Europe ne prévoit pas à quoi ce système doit exactement ressembler.

En application du règlement FIC, la Commission européenne a initié un processus d’évaluation des systèmes volontaires existants. L’objectif est que la Commission européenne formule des propositions pour harmoniser les systèmes additionnels d’information nutritionnelle.

Fevia pense que si un système volontaire est mis en place,  il doit être harmonisé au niveau européen et comporter une seule représentation visuelle et un seul set de critères nutritionnels. Pour Fevia, la promotion d’un mode de vie sain et actif ainsi qu’une alimentation équilibrée et variée sont primordiales. Chaque produit peut y jouer un rôle et un système harmonisé est la meilleure garantie pour permettre au consommateur de faire des choix en étant bien informé.

Pour Fevia, il est primordial que le système soit volontaire, mais elle encourage les entreprises qui choisissent d’appliquer un tel système additionnel à le faire de façon cohérente.

Principes auxquels les systèmes volontaires doivent répondre selon Fevia

Pour aider le consommateur à faire un choix en étant bien informé, les formes additionnelles de présentation de l’information nutritionnelle doivent toujours être compréhensibles pour le consommateur. De plus, les critères et la méthodologie doivent être transparents, fondés sur des recherches scientifiques et tenir compte des recommandations nutritionnelles pour lesquelles il existe un consensus européen.

[1] L’étiquetage nutritionnel est légalement obligatoire depuis mi-décembre 2016.

[2] Cf. Dixième rapport des initiatives de l’industrie alimentaire en matière de politique nutritionnelle, slide 12 https://www.fevia.be/sites/fevia/files/media/10eme_rapport_nutritionnel_fevia_fr.pdf

[3] Cf. Dixième rapport des initiatives de l’industrie alimentaire en matière de politique nutritionnelle, slide 12 https://www.fevia.be/sites/fevia/files/media/10eme_rapport_nutritionnel_fevia_fr.pdf