Rapport économique 2018 de Fevia Wallonie

03.09.2019

La croissance du premier investisseur et employeur industriel de Wallonie s’atténue en 2018 : l’industrie alimentaire wallonne voit son chiffre d’affaires baisser et ses exportations ralentir. Pourtant, elle continue à investir et à créer des emplois dans la région.

Avec une croissance de l’emploi de 2 % en 2018, l’industrie alimentaire wallonne a encore renforcé sa place de plus grand employeur industriel en Wallonie, générant 23 000 emplois directs et 37 000 emplois indirects. Cette évolution fait suite à la vague d’investissements de ces dernières années et aux mesures en matière de réduction des coûts salariaux tel que le tax shift.

Malgré un léger recul en 2018 (0,1 %), les investissements restent stables et élevés. Ils représentent plus de 30 % du total des investissements industriels wallons. C’est grâce aux exportations et à l’innovation que les entreprises peuvent investir et continuer à engager chaque année plus de travailleurs. Les exportations ont cependant quelque peu fléchi en 2018, mais les exportations lointaines sont en hausse, notamment vers les États-Unis (+5,8 %) et la Chine (+23,6 %).

Pour la première fois depuis 2013, le chiffre d’affaires global de l’industrie alimentaire wallonne enregistre une légère baisse de 1,7 % en 2018, principalement due à la baisse du chiffre d’affaires sur le marché intérieur de 3,3 %. La cause ? Le millefeuille d’accises, de taxes et de redevances qui rendent nos produits trop coûteux en Belgique et encouragent les achats transfrontaliers. De nouveaux chiffres de GfK indiquent qu’en 2018, les Belges ont acheté pour un montant de 616 millions d’euros en alimentation et boissons dans nos pays voisins, une augmentation de 4,6 % en 2018  (+43,4 % les 10 dernières années).

Chiffres clés de l’industrie alimentaire wallonne 2018