Chiffre d'affaires

Rebond important du chiffre d’affaires

Après une légère baisse en 2018, le chiffre d'affaires de l'industrie alimentaire a fortement rebondi (+5,9 %) en 2019 pour atteindre 54,9 milliards d'euros. Cette augmentation est la plus forte enregistrée depuis 2011 et le rétablissement post-crise économique.

Le reste de l'industrie manufacturière voit à nouveau son chiffre d’affaires globalement baisser (-0,9 %) après deux années consécutives de croissance.

Source : Statbel

 

Le chiffre d’affaires en volume augmente à nouveau

En 2017 et 2018, le chiffre d’affaires en volume avait connu une baisse de -0,4% et -2,0% respectivement. En 2019, il repart à la hausse (+2,7%), soit une contribution d’un peu moins de la moitié à l’augmentation du chiffre d’affaires nominal.

Sur l’ensemble de la période 2008-2019, la croissance annuelle moyenne du chiffre d’affaires en volume est assez faible puisqu’elle reste en-dessous de 1% (+0,7%).

Source : Statbel, Eurostat, calculs propres

 

Répartition homogène du chiffre d’affaires

Les différents secteurs de l’industrie alimentaire assurent une part plus ou moins égale dans le chiffre d’affaires. Aucun secteur ne se démarque vraiment. Seule la transformation de poisson occupe une part relativement moins importante.

Les secteurs ayant connu la plus forte évolution de leur chiffre d’affaires cette année (excl. poisson) sont l’industrie de la viande (+24%), de la boulangerie-pâtisserie et des pâtes (+19%) et celle du cacao, chocolat et sucreries (+12%). A l’inverse, la fabrication de produits laitiers a acté une baisse de 10% de son chiffre d’affaires.

Source : Statbel

 

Le marché belge reprend des couleurs

Après une stagnation qui aura duré 7 ans, le chiffre d’affaires dégagé sur le marché belge est reparti à la hausse (+9,4% par rapport à 2018). Il représente ainsi la source principale de croissance du chiffre d’affaires, ce qui n’était plus arrivé depuis 2011. Egalement, la majorité des revenus de l’industrie alimentaire provient à nouveau du marché belge, alors que celui-ci avait été supplanté par les exportations en 2017 et 2018.

Le pouvoir d’achat des Belges a augmenté en 2019 grâce à une combinaison de croissance de l’emploi, d’augmentation du salaire réel et d’une faible l’inflation. A cela s’ajoute une réduction de la fiscalité (mesures du tax shift – volet « pouvoir d’achat »).

Source : Statbel, BNB, calculs propres

 

Mais ceci va de paire avec une progression des achats transfrontaliers

Les achats transfrontaliers d’aliments et de boissons ont encore progressé de 3,5% en 2019 (639 millions €). Cette hausse aurait pu être encore plus forte sans l’intervention de deux facteurs. Premièrement, les Pays-Bas ont relevé leur taux de TVA sur les produits alimentaires de 6% à 9% au 1er janvier 2019. Cela explique sans doute en grande partie la forte diminution des achats effectués par les Belges aux Pays-Bas (-12%). Deuxièmement, le hard discounter Jumbo s’est implanté dans notre pays, ce qui a mis la pression sur les prix pratiqués dans les autres chaines de supermarchés. Le différentiel de prix entre notre pays et les pays voisins s’est donc rétréci. L’incitant financier à traverser la frontière pour réaliser ses achats a donc été moindre.

Source: GfK