Compétitivité

Handicap salarial de 21,6 %

Le handicap salarial de l’industrie alimentaire belge (en tenant compte des subventions salariales) s’élevait, fin 2014, à près de 25 % par rapport à la moyenne pondérée des trois pays voisins.  Un niveau élevé intenable pour la position concurrentielle du secteur.

Depuis, grâce à différentes mesures du gouvernement (saut d’index, modération salariale, tax shift), le handicap salarial est en baisse, et ceci se traduit par une augmentation de l’emploi dans le secteur.

Sur base des calculs de Fevia, le handicap salarial serait malheureusement bloqué aux alentours des 21 %.

Sources : Eurostat, CCE, calculs propres

 

Electricité plus chère

Les petites entreprises alimentaires belges à forte consommation électrique paient leur électricité de 9 % à 54 % plus chère que leurs homologues en Allemagne, en France et aux Pays-Bas resp.. C’est uniquement au Royaume-Uni qu’une entreprise similaire payerait son électricité plus chère.

La hausse des surcoûts (les coûts découlant de la politique et dont le financement est assuré par les consommateurs d'électricité) en est à la raison. D’après les calculs de Fevia, les entreprises alimentaires ont globalement vu les surcoûts sur leur facture d’électricité augmenter de 45 % en 5 ans.

Précision importante: ces surcoûts tiennent compte des compensations financières perçues par les entreprises qui participent à une « Energiebeleidsovereenkomst » (Flandre) ou à un Accord de branche (Wallonie) en échange d'efforts considérables dans le domaine de l'énergie. Sans ces compensations, l'augmentation des surcoûts serait encore plus importante.

Source : CREG, calculs propres

 

La marge opérationnelle nette plonge toujours

Depuis 2017, la marge opérationnelle nette de l’industrie alimentaire est passé sous le niveau moyen des 20 dernières années, après être repassé au-dessus de ce niveau en 2015 et 2016.

Le reste de l’industrie manufacturière a quant à lui consolidé sa marge opérationnelle. En effet, elle se situe en 2018 un point de pourcentage au-dessus de sa moyenne historique.

Pour l’industrie alimentaire, atteindre une marge suffisante reste un défi majeur. En effet, la marge permet aux entreprises alimentaires de réaliser des investissements mais aussi de d’augmenter l’emploi. Ceci permet également à l’industrie alimentaire de rester, dans le futur, le maillon fort de l’industrie manufacturière belge.

Source : BNB, calculs propres

 

Lasagne de taxes

En 2018, l'emploi direct dans l'industrie alimentaire a rapporté près de 2 milliard d'euros de cotisations à la sécurité sociale, soit une augmentation de 2,4 % par rapport à 2017. Cette augmentation s’explique principalement par une hausse du nombre de travailleurs dans l’industrie alimentaire et par l’indexation automatique des salaires.

Les nombreuses taxes auxquelles sont soumises les entreprises de l'industrie alimentaires pèsent très lourd avec un total de plus de 1,5 milliards d’euros en 2018. Les accises sur les alcools ont ainsi rapporté 314 millions d’euros, 201 millions d’euros sur les bières et 175 millions d’euros sur les eaux et limonades.

La compétitivité des entreprises alimentaires belges est donc fortement handicapée par cette superposition de taxes.

Sources : ONSS, BNB, SPF Finances, CREG, Viapass, calculs propres

 

Contribution aux finances publiques

Si l’on ajoute la TVA sur l’alimentation et les boissons (2,2 mia€), la contribution totale de l’industrie alimentaire aux finances publiques est de près de 7 milliards d’euros en 2018.