Marketing alimentaire destiné aux enfants : extension de l'autorégulation à partir de 2023

13.10.2022

Communiqué de presse commun Fevia, Comeos et UBA

Dans un nouvel avis, le Conseil Supérieur de la Santé appelle à lutter contre l'obésité infantile au moyen d'une réglementation qui protège les enfants de la publicité et du marketing alimentaires, jusqu’à l’âge de 18 ans. Reconnaissant l'importance d'un marketing responsable destiné à l’égard des enfants, Fevia, Comeos et l’UBA prévoient de renforcer les règles de l'initiative d'autorégulation Belgian Pledge et de les appliquer à toutes les entreprises à partir de l'année prochaine.  En ce qui concerne cette approche actualisée, qui rend la législation inutile, le secteur souhaite engager le dialogue avec le gouvernement.  Fevia, Comeos et l'UBA acceptent donc volontiers la main tendue du ministre flamand de la Jeunesse Benjamin Dalle et de la secrétaire d'État à la Protection des consommateurs Eva De Bleeker.

Une politique à double approche : limiter la publicité et promouvoir des choix plus sains

Fevia, Comeos et l’UBA reconnaissent l'importance d'un mode de vie et d'un régime alimentaire sains, en particulier pour les jeunes enfants qui ne portent pas encore un regard critique sur la publicité pour les produits qui leur plaisent. Un marketing alimentaire responsable veille donc à ce qu'aucune publicité ne s'adresse spécifiquement à ce groupe cible, sauf s'il s'agit d'une publicité mettant en avant des choix plus sains. 

Et c'est précisément cet objectif qui fut à l’origine du lancement du Belgian Pledge en 2012.  Les entreprises alimentaires et les supermarchés qui ont signé le Belgian Pledge limitent leur publicité destinée aux enfants de moins de 12 ans. Ils utilisent les teneurs maximales d'énergie totale, de sucre, de sel et de graisses saturées dans les produits alimentaires pour déterminer si ceux-ci peuvent ou non faire l'objet de publicité destinée aux jeunes enfants. 

Ces critères nutritionnels ont été renforcés à plusieurs reprises au fil des ans et alignés sur les critères de l'EU Pledge.  L'ensemble des canaux médiatiques auxquels s'applique le Belgian Pledge s'est également allongé d'année en année avec, entre autres, une extension aux médias sociaux et aux influenceurs.  En 2021, le secteur a également mis au point un système de plainte qui permet aux consommateurs et aux organisations d’introduire une plainte, lorsque ceux-ci pensent ou présument que les membres du Belgian Pledge ne respectent pas leurs engagements.  

Les règles du Belgian Pledge vont devenir plus strictes et s'appliquer à toutes les entreprises

Le secteur étudiera plus en détail l'avis du Conseil Supérieur de la Santé, mais Fevia, Comeos et l’UBA ne l'ont pas attendu pour préparer conjointement la prochaine étape avec leurs membres. Un nouveau renforcement des critères du Belgian Pledge est prévu à partie du premier semestre 2023. À ce moment-là, le Belgian Pledge sera également appliqué plus largement en intégrant l'initiative d'autorégulation dans le Code de la publicité du secteur alimentaire.  Ce faisant, le secteur entend - indépendamment de toute obligation législative - continuer à assumer ses responsabilités et à restreindre davantage le marketing alimentaire destiné aux enfants.

En conséquence, les règles du Belgian Pledge ne s'appliqueront plus seulement aux signataires, mais seront également contraignantes pour tous les membres de Fevia et de Comeos et même pour l'ensemble du secteur alimentaire (y compris les entreprises qui ne sont pas membres de Fevia ou de Comeos).  Le Jury d’Ethique Publicitaire (JEP), un organe indépendant, contrôlera le respect des règles et évaluera les plaintes des consommateurs ou des organisations à ce sujet.

Répondre, plus vite que la législation, à l'évolution de l'utilisation des médias par les enfants

Comme cette extension du Belgian Pledge entraîne toutes les entreprises alimentaires dans le même bain, afin de limiter leur marketing auprès des enfants, l'appel à imposer des dispositions légales a peu de valeur ajoutée. Le secteur démontre ainsi qu'il n'a pas besoin de dispositions légales pour renforcer ses engagements, année après année, et répondre - plus vite que la législation - à l'évolution rapide de l’utilisation des médias par les enfants. 

En outre, les règles sont très bien respectées par les entreprises du Belgian Pledge, qui les appliquent quotidiennement dans leur stratégie de marketing.  Il ressort du dernier rapport de suivi que 98 % de leurs spots télévisés, 100 % de leurs sites web d'entreprise et 100 % de leurs profils d'entreprise sur les réseaux sociaux satisfont aux engagements pris. Enfin, et surtout, les critères nutritionnels sont fixés dans un contexte européen, ce qui est d’une grande valeur ajoutée pour les nombreuses entreprises alimentaires qui opèrent sur le marché européen.

Le secteur se réjouit donc d'un dialogue constructif avec les autorités compétentes pour examiner comment, ensemble, ils peuvent répondre de mieux en mieux à la demande de marketing responsable.  Selon Fevia, Comeos et l’UBA, la clé réside dans une approche réaliste et réalisable qui n'interdit pas le marketing, mais responsabilise et stimule les entreprises alimentaires, les supermarchés et les bureaux de publicité à utiliser leur marketing pour encourager les consommateurs de tous âges à faire des choix plus sains et à mettre sur le marché des produits qui s'inscrivent dans ce cadre. D'autre part, tout comme le Conseil Supérieur de la Santé, le secteur considère que l’enseignement a également un rôle à jouer pour faire des jeunes enfants des enfants avertis en matière de médias, qui apprennent à porter un regard critique sur la publicité.

Personne de contact Fevia : 
Nicholas Courant
nc@fevia.be 
0478/24.31.49

Personne de contact Comeos :
Hans Cardyn 
hans.cardyn@comeos.be
0478/98.06.93

Personne de contact UBA:
Luc Suykens
luc@ubabelgium.be
0497/59.17.91