Les entreprises alimentaires font des économies d’énergie et de CO2 grâce à des accords volontaires

05.04.2018

Les Accords de branche (AdB) ou les Energiebeleidsovereenkomsten (EBO) sont des accords sectoriels volontaires pour rendre les entreprises davantage efficaces sur le plan énergétique. 93 entreprises alimentaires flamandes et 67 wallonnes ont adhéré à l’AdB ou aux EBO et aident ainsi à atteindre les objectifs de CO2 et d’efficacité énergétique flamands et wallons. 

Les entreprises s’engagent à mettre en œuvre des mesures d’économie d’énergie qui, sur base d’audits et de plans énergétiques, sont économiquement rentables. Les autorités suivent rigoureusement la mise en œuvre des mesures. En échange, les entreprises bénéficient de certaines réductions sur leur facture d’énergie et les autorités n’imposent pas de charges administratives additionnelles ni de nouvelle réglementation.

Outre ces accords, il existe également quelques thèmes dits d’élargissement. Ici, l’on accorde une attention particulière à l’optimisation de la chaîne et au développement des énergies renouvelables. 

Isolation de 60 000 toits en Flandre

Les entreprises flamandes sont en bonne voie pour respecter leurs engagements de mi-parcours du premier cycle de rapportage. Les performances des entreprises flamandes dans ce domaine sont légèrement meilleures que la moyenne industrielle.

Concrètement, l’industrie alimentaire flamande est en bonne voie pour réaliser une économie d’énergie de 2,2 Pétajoule (PJ) ou de 611 GWh d’ici fin 2018. Ce chiffre est comparable à la consommation annuelle moyenne de 20 000 familles ou équivaut à l’isolation d’environ 60 000 toits. Le rapport intérimaire indique que l’industrie alimentaire flamande réalise déjà des économies d’énergie de 1,1 PJ, soit 50% des économies d’énergie prévues : un très bon résultat donc.       

L’amélioration totale de l’efficacité énergétique est de près de 2% par rapport à 2014. Ces résultats sont un peu meilleurs que la moyenne industrielle, qui s’élève à 1,1%. La mise en œuvre des mesures prévues (isolation, optimalisation des processus…) a déjà permis à l’industrie alimentaire flamande d’éviter de dégager 58 000 tonnes d’émissions de CO2 en deux ans. 

Plus de 100 millions d’euros d’investissements en Wallonie

En Wallonie aussi, les entreprises alimentaires peuvent présenter un bon rapport. Entre 2005 et 2016, elles ont amélioré leur efficacité énergétique de pas moins de 16,71% et ont réduit leurs émissions de CO2 de 20,78%. De ce fait, l’objectif sectoriel de respectivement 18 et 22,8% est presque atteint. En 2016, la moitié des entreprises a déjà réalisé de meilleurs résultats que ceux prévus pour l’objectif final de 2020. Pour ce faire, elles ont d’ores et déjà investi plus de 100 millions d’euros dans la mise en œuvre de nouvelles mesures.

Outre les mesures prises sur leurs propres sites, les entreprises wallonnes ont également adopté de nombreuses mesures pour réduire les émissions de CO2 au sein de la chaîne de production. En optant notamment pour d’autres moyens de transport ou en travaillant avec des fournisseurs plus proches, les entreprises alimentaires wallonnes ont économisé 77 000 tonnes de CO2 en 2016.

Les entreprises wallonnes sont donc également sur la bonne voie pour atteindre leurs objectifs d’ici 2020. 

Quid après 2020? 

En principe, les AdB et les EBO prennent fin en 2020. La Flandre a déjà décidé de prolonger les actuels EBO jusque 2022 et il se peut que la Wallonie prolonge aussi les AdB actuels. Fevia est en faveur de ces accords sectoriels puisqu’ils offrent un cadre à de nombreuses entreprises pour continuer à se consacrer à l’efficacité énergétique et à la réduction de CO2.

Avec les objectifs européens ambitieux d’ici 2030 en perspective, ces accords volontaires sont des plus importants pour prouver que l’industrie a déjà réalisé d’énormes efforts et qu’elle continue d’en faire. Par ailleurs, ces accords constituent des instruments indispensables pour que les deux régions prouvent leurs efforts à l’Europe.

L’équilibre entre les charges et les obligations est une condition essentielle pour poursuivre les accords sectoriels volontaires. L’obligation unilatérale de conditions plus strictes et plus nombreuses sans contrepartie équivalente est donc inacceptable pour Fevia.