Food Tech Talent en mode digital

09.12.2020

« L’industrie alimentaire, ce n’est quand même pas de la haute technologie ? » Faux, bien entendu ! Malheureusement, trop de jeunes ne perçoivent pas encore les atouts de l’industrie alimentaire. Et c'est dommage, car nos entreprises sont les plus grands employeurs industriels de notre pays. Il est temps de dissiper ce genre de malentendu. C’est ce que Fevia fait en collaboration avec Alimento en invitant des jeunes dans nos entreprises sous le dénominateur « Food Tech Talent ». Avec Hélène Huyghe, Social Affairs Advisor chez Fevia, et avec Hilde Wynen et Cécile Beauve, toutes deux conseillères chez Alimento, nous découvrons comment les jeunes apprennent à connaître de manière virtuelle le secteur le plus délicieux du pays.

Mesdames, malgré le coronavirus, vous avez quand même poursuivi les visites d'entreprise Food Tech Talent. Pourquoi ?

Hélène : « Dans cette situation exceptionnelle, il reste important pour les élèves et les étudiants de faire le bon choix d'études. Ils ne savent pas toujours ce qu'ils veulent faire ou dans quel secteur ils veulent travailler. Et notre secteur a de nombreux atouts qui sont encore trop peu connus par les jeunes ».

Cécile: « Les jeunes ont en effet le sentiment qu'ils ratent quelque chose. Certains ingénieurs m'ont même dit qu'ils craignaient que leur diplôme soit de niveau inférieur. Dans des circonstances normales, ils ont de nombreuses occasions d'apprendre à connaître une entreprise concrètement et d'acquérir de l'expérience, grâce à des stages et des visites d'entreprises ! »

Hilde : « Presque tout le monde a une surcharge de réunions virtuelles, mais dans le même temps, les étudiants et les enseignants réalisent combien il est important de continuer à découvrir le monde du travail. C’est important pour le networking, notamment pour les stages ou les demandes d'emploi. C'est pourquoi il est essentiel que les deux parties continuent à investir dans les moments de rencontre »....

Même si cela se fait désormais virtuellement ?

Hilde : « Absolument. Les jeunes sont particulièrement curieux de savoir à quoi ressemble une zone de production, un laboratoire ou un atelier technique. Avec un peu de créativité, vous pouvez encore leur montrer : via des vidéos et des photos, et pourquoi pas via le smartphone ou à l'avenir avec une go-pro, ou des lunettes de réalité virtuelle ».

Hélène : « Nous devons montrer aux talents STEM que nous sommes un secteur de haute technologie, ce dont ils sont encore bien trop peu conscients. De telles visites virtuelles peuvent aider à soutenir ce message ».

Comment se sont déroulées ces visites virtuelles ?

Hilde : « Il y a eu un peu d’appréhension au début, bien entendu, pour une telle formule numérique. Entre-temps, les rencontres virtuelles deviennent progressivement la nouvelle norme. Le fait que certaines entreprises aient osé se lancer dans cette aventure en inspire d'autres à suivre leur exemple. De plus, le numérique a ses avantages : nous pouvons désormais permettre la participation de groupes plus importants, issus de différents établissements d'enseignement. Bien sûr, cela fait aussi une différence en termes d'investissement en temps ».

Cécile: « Lors des visites, les experts de nos entreprises vous montrent comment fabriquer un produit alimentaire de A à Z, comment fonctionne une chaîne de production, quels sont les défis à relever et comment les relever ».

Food Tech Talent est donc différent cette année, mais pas moins pour autant ?

Hilde: « Nous nous sommes vite rendu compte que l’interaction reste nécessaire. Avec de courts questionnaires en ligne, des enquêtes ou via le chat, c’est possible. »

Cécile : « En plus des témoignages en direct des travailleurs, nous avons également enregistré nous-mêmes des fragments vidéo de travailleurs ayant différentes fonctions pour les montrer lors des visites virtuelles. De cette façon, nous avons pu faire le lien entre ce que les étudiants apprennent et les emplois qu’ils peuvent occuper dans l’industrie alimentaire. »

Et qu’ont pensé les élèves des visites virtuelles ?

Hilde : « Ce que nous retenons surtout, c’est qu’ils apprécient l’enthousiasme des intervenants qui parlent avec passion de leur métier et font le lien avec leur propre trajectoire. Par exemple, par le biais d’une formation similaire ou de leur parcours au sein de l’entreprise. Il est également frappant de constater combien d’étudiants sont surpris par la variété d’emplois au sein des entreprises alimentaires. »

Cécile: « Vous remarquez que même après une telle visite virtuelle, ils ont une meilleure idée du fonctionnement d’une entreprise alimentaire ou de l’atmosphère agréable qui y règne. Certains étudiants s’imaginaient déjà dans certaines fonctions à l’avenir. »

Quelles sont les questions ou thèmes qui ont le plus souvent été abordés ?

Hélène : « Les enseignants et les étudiants aimeraient avoir une image aussi concrète que possible de la façon dont les choses se passent au sein d’une entreprise. Par exemple, comment une entreprise garantit la sécurité alimentaire ou quelles techniques et technologies sont utilisées dans le laboratoire. Ils ont également posé des questions sur l’automatisation, la numérisation et la manière dont les entreprises travaillent concrètement sur la durabilité. »

La crise du coronavirus a-t-elle également modifié l'image de l’industrie alimentaire auprès des jeunes ?

Hélène : « Au début de la crise, Fevia a demandé que nous soyons reconnus comme secteur essentiel et cette reconnaissance est arrivée rapidement. La prise de conscience de l’importance de notre secteur et la campagne #foodheroes donnent un signal fort, dont l'impact est perceptible dans la durée. Un plus grand nombre d’étudiants STEM considèrent désormais l’industrie alimentaire comme un secteur qui peut également leur offrir des perspectives d'avenir. Espérons que dans le futur, les jeunes dans l’enseignement STEM soient davantage intéressés par nos visites d’entreprises ! »  

Quel conseil donneriez-vous aux entreprises qui souhaitent participer aux Food Tech Talent ?

Hilde : « Soyez créatifs et osez échouer ». Les jeunes apprécient déjà énormément que les entreprises aient encore du temps à leur consacrer en cette période de crise. D’autre part, il ne faut pas hésiter à exploiter pleinement les atouts d'une approche virtuelle. »

Cécile : « En intégrant les visites d'entreprises dans votre stratégie de recrutement, vous augmentez vos chances de trouver de nouveaux talents en adéquation avec votre entreprise. »

Et pour terminer, y a-t-il d’autres initiatives qui peuvent aider les jeunes à trouver un emploi dans l’industrie alimentaire ?

Hélène : « Avec notre marque employeur « Food At Work » nous prenons de nombreuses initiatives pour mettre en contact les jeunes et les demandeurs d’emploi avec les nombreuses possibilités d’emploi dans notre secteur. Sur le site www.foodatwork.be nous inspirons et montrons aux étudiants et aux demandeurs d’emploi quels sont les postes disponibles aujourd’hui et où ils peuvent étudier pour assurer leur avenir dans le monde délicieux de notre industrie alimentaire ! »

Pour en savoir plus sur la manière dont le secteur alimentaire attire les étudiants et les demandeurs d’emploi grâce à Food At Work : cliquez ici

En tant qu’entreprise alimentaire, souhaitez-vous participer aux visites d’entreprises Food Tech Talent ?
Prenez dans ce cas contact avec Anne Reul de Fevia.

En tant qu’établissement d’enseignement supérieur, souhaitez-vous emmener vos étudiants à la découverte d’une entreprise alimentaire lors d’une visite virtuelle ?
N’hésitez pas à contacter Cécile Beauve ou Vera Viaene de Alimento.